Qu'est-ce donc que ce blog? Deux cinéphiles/sériephiles amateurs qui vous font part de leurs découvertes, de leurs coups d'coeur, de leurs coup d'gueule...
Venez découvrir le blog, mais rappelez-vous que ce n'est que NOTRE avis.
Avec un casting pareil (Ewan McGregor, Nicholas Hoult, Ian McShane, Stanley Tucci et Bill Nighy), on peut s'attendre à quelque chose d'assez sympa. Mais non! Dans le joli monde du cinéma un bon casting ne rime pas forcément (même très rarement) avec bon film.
Décors en carton-pâte et histoire sans rythme sont au menu de cette épopée. Pas facile de transformer un conte traditionnel en film captivant donc.
Plus surprenant encore (ah non, on n'était pas surpris jusque là), le réalisateur. C'est tout simplement Bryan Singer. Qui ça? Mais si, vous savez, le réalisateur de la trilogie X-Men, ou encore Usual Suspects. Etonnant non? On peut se demander ce qui lui est arrivé ici. Besoin d'argent? Mais pas assez de temps pour s'attarder sur la réalisation de ce film raté.
Et un, et deux, et trois, zéro! Voilà qui résume assez bien ce film.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas été aussi mitigée en sortant d'une salle obscure. Que penser de Godzilla? Ai-je aimé? Prends-je le risque de vous conseiller la dépense d'une dizaine d'euros (voire plus étant donné que le film est sorti en 3D)? Et bien je n'en sais trop rien.
C'est portant sur les chapeaux de roue que commence ce film avec une assez vive émotion qui vous prend aux tripes lorsqu'un des héros joué par Bryan Cranston doit prendre la décision de sacrifier sa femme à la suite d'une catastrophe nucléaire. Au sortir de cette scène, on se dit que si le film continue sur cette lancée, les deux heures qui suivent seront fabuleuses.
Malheureusement, fabuleuses elles ne le sont pas, longues non plus (c'est déjà ça!). Si ce n'est que ce qui peut paraître long c'est l'arrivée de Godzilla (ben oui, c'est quand même ça le titre du film) qui n'apparaît vraiment mais vraiment pas tout de suite. A la limite, tant mieux, cela ajoute un certain suspense au film.
Bon, après on n'est pas dans la médiocrité, bien au contraire. Certaines scènes sont même d'une esthétique remarquable. Non, ce qui pêche (et c'est un détail pour pas mal d'entre vous) c'est la crédibilité de l'invraisemblance basée sur le réel. QUE-OI?
Je vous explique en quelques mots. Pour moi, une histoire totalement invraisemblable (des monstres préhistoriques dormants qui se réveillent pour manger des ogives nucléaires) qui se base sur des faits historiques (les essais nucléaires du milieu du XXème siècle) doit rester un tant soit peu crédible. Donc: les personnages ne peuvent pas courir sur un pont en bois avec un espacement de 1 mètre entre chaque planche comme s'il courrait sur une plage, le héros ne peut pas tomber de 30m dans l'eau en agitant les jambes, des animaux ne se battent pas à mort pour le plaisir, les monstres préhistoriques ne sont pas des batteries qui se rechargent, Godzilla ne peut pas écraser des gens et en même temps se faire acclamer par le peuple, et tu ne peux pas dire à ta femme de rester bien tranquillement à San Francisco si trois monstres se dirigent sur San Francisco (instinct de survie les mecs!).
Enfin voilà. Comment ça je chipote? Moi ça me gène.
Et enfin je donnerai un dernier conseil aux réalisateurs qui traînent: ce n'est pas la peine de mettre des enfants (ou des petites bêtes toutes mimi telles que des chiens) pour accentuer le côté dramatique et angoissant d'un film comme Godzilla. Ou alors n'utilisez cette tactique qu'une fois et pas tout au long du film!
C'était tout de même un film assez plaisant à regarder même s'il ne m'en reste que les aspects négatifs. Mais je suis une fille négative.
J’ai un aveu à faire : je connais mal le monde du cinéma d’angoisse. J’ai bien évidemment vu les classiques du genre (de Psychose à Shining en passant par Halloween) et ne refuse jamais une soirée bière avec les coupins autour d’un bon « Slasher » rigolo des familles. Pourtant, quelque chose me fait dire que je ne suis pas un « vrai »… Vous savez, les « vrais de vrais », ces mêmes personnes capables de vous ruiner un repas de famille sous prétexte que vous avez confondu « Rape and Revenge » avec « Torture Porn ». Non, je ne suis pas de ces gens là. C'est pour cette raison, et parce que je ne me sens pas de taille à affronter les quelques aficionados qui liront ces lignes, que je préfère m’abstenir de toute allusion aux genres, sous-genres, voire sous-sous-genres du cinéma d'horreur existant. Vous voilà prévenus.
American Horror Story est donc une série d’horreur provenant tout droit des Etats-Unis d’Amérique (fuck yeah !), diffusée depuis 2011 sur la chaine FX Network (Sons of Anarchy, Justified…), créé et produit par Ryan Murphy et Brad Falchuk. S’inspirant des légendes urbaines américaines, chacune des saisons s’attarde sur un lieu particulier à une époque particulière. Ayant souvent deux trains de retard, et n’ayant pas encore vu la troisième saison, j’ai décidé de vous parler d’Asylum le second chapitre de cette anthologie estampillée « horreur ».
Alors que la première saison nous embarquait dans les méandres d’une maison hantée, cette seconde histoire s’installe dans un hôpital psychiatrique privé, joliment nommé Briarcliff pour l’occasion, tenu par des nonnes dans les années 60. Le pitch de départ, suivant l'internement du meurtrier présumé Bloody Face (joué par Evan Peters) n’est finalement qu'un prétexte permettant de mettre en scène quantité d’autres personnages au sein de l'asile sans vraiment créer de protagonistes. Se côtoie alors dans ce conglomérat de dégénérés, des bonnes sœurs (Jessica Lange, Lyli Rabe...), un docteur aux méthodes plus que douteuses (James Cromwell), une journaliste homosexuelle (Sarah Paulson), ainsi qu'un psychologue progressiste (Zachary Quinto) pour ne citer qu’eux.
Vous savez, c’est vraiment compliqué de réaliser un épisode pilote. Il faut à la fois savoir poser les bases de l’intrigue sans trop en dévoiler, introduire le spectateur aux différents personnages, tout en lui donnant envie de revenir la semaine suivante. "Perplexe" est le mot qui convient pour définir mon état au sortir de ce premier épisode. C’est simple, ça va dans tous les sens. Durant ces 45 premières minutes, on assiste à un véritable défilé de stéréotypes en tout genre, passant d’un pseudo professeur Frankenstein à un serial killer, à des aliens spécialisés dans le kidnapping de femmes enceintes, et à une armée de saintes nitouches sociopathes saupoudrées de nymphomanie. Ajoutant à cela une time line complètement décousue, jonglant entre les sixties et aujourd’hui, on a vraiment l’impression de s’être égaré dans le subconscient d’un scénariste sous psychotrope de 8 ans d’âge mental ayant abusé du LSD. Tout ceci me faisant plus penser à un Plan 9 qu’à une véritable introduction de film d’angoisse, la première question que je me suis posée en atteignant le générique n’a pas été « c’est quoi la suite ? », mais « on est où là ? ».
Mais que c’est bon ! Malgré ce début pour le moins déroutant, Asylum nous conduit tout droit au purgatoire où folie et sadisme se côtoient tous les matins dans la salle commune, dans laquelle raisonne en boucle « Dominique, nique, nique ... » de Sœur Sourir. Scénaristes et réalisateurs réussissent ici l'exploit magistral de faire tenir au sein du même récit les plus grands délires de l'imaginaire collectif, tout en faisant en sorte que ceci ait un sens. Le risque avec ces canevas sans queue ni tête apparente c'est l'ennui, pointant le bout de son nez une fois la surprise de départ derrière nous. Pourtant, on ne lâche pas prise un seul instant, l’intérêt étant alimenté par des retournements de situation "whatthefuckesque", à la limite du random pour certains. La réalisation est tout aussi surprenante, s’autorisant de passer de scènes à l'érotisme chic et dégueulasse à la fois, à une plastique utlra cheap tout droit sortie d'un nanar des années 80. Pour être tout à fait franc, je ne pense pas qu'American Horror Story soit une série qui convienne à tout le monde. Elle fait parti de ces OVNI que l'on adore ou que l'on rejette en bloc. Je me suis d'ailleurs posée la question au début, partagé entre coup de génie et sombre étron. Pour ma part, le monde de la psychiatrie et des hôpitaux sont des thèmes qui m’angoissent vraiment. Je n'ai eu aucun mal à ressentir une profonde empathie pour les différents patients enfermés ici, le plus souvent malgré eux, et à plonger en apnée dans cette antre de la folie.
A mi-chemin entre Lost et Vol au dessus d'un nid de coucou, Asylum est une saison particulièrement atypique. En fait, dire qu'elle n'est qu'une série d'horreur serai vulgairement réducteur. Cette seconde saison d'American Horror Story est en fait une gigantesque fresque en hommage aux films d'horreurs et de monstres des années 30 à 80. Avec la quatrième saison, débarquant sur nos petits écrans pas plus tard que dans quelques mois (oui je n'ai pas plus précis), je vais m'empresser de m'ingurgiter Coven, la saison de cette année, dont le thème alléchant n'est autre que la chasse aux sorcières de Salem.
Ayllu
Le trailer de la seconde saison d'American Horror Story pour les plus curieux :
N'hésitez pas à donner votre avis dans les commentaires juste en dessous et à partager si vous avez aimé ! Retrouvez mes autres critiques sur le blog GLITCHMOVIES
Toi qui regarde des séries, je comprend ta frustration. Oui, je te
comprend, quand au bout d'une dizaine d'épisodes le "season finale"
sonne le glas du "cliffhanger". Après une saison passée à la merci
des scénaristes, ces derniers ayant créés chez toi une addiction grandissante
te laissent tomber là... comme ça... telle une vieille paire de
chaussettes mouillées. On les entendrait presque se pavaner, "à
l'année prochaine" disent-ils en rigolant... Toi qui est frustré, je te
comprend. Mais je te le dis sans faille, reste cool, car espoir il existe.
True Detective est une série nous provenant tout droit des Etats Unis
d'Amérique (fuck yeah!), et diffusée sur HBO (chaine qui diffuse aussi une
petite série d'auteurs avec un trône de fer, des épées, des dragons... bref,
rien de bien folichon). True Detective est une série étonnante. Etonnante par
son titre : "True Detective" ? vrai détective ? il en existe des faux
? Etonnante aussi par son format d'anthologie (oui c'est à toi que je parle le
frustré). L'histoire que nous raconte cette première saison tient sur huit
épisodes, et ... c'est tout. La prochaine saison rimera avec autres ambiances,
autres récits, et autres vrais détectives.
Ce premier chapitre se déroule en Louisiane où deux anciens flics sont
interrogés par deux autres flics en 2012, sur une enquête concernant les deux
premiers en 1995. Vous n'avez rien compris ? C'est presque normal. Mais
finalement, c'est pas si grave. Bien que le scénario de cette série soit des
plus réussit, le risque de spoiler les lecteurs que vous êtes m'incite à en
rester là.
Mais alors, pourquoi-t-il donc c'est-il si bien, que cette série là ? Je
commencerai doucement mais surement par le jeu des acteurs. Car oui, Matthew
McConaughey et Woody Harrelson, les deux acteurs principaux sont bons.
J'émettrai tout de même un bémol, qui ressemble d'ailleurs plus à du gros
chipotage qu'à une véritable critique. McConaughey aka Rust Cohle, que vous
avez surement eu l'occasion d'admirer dans l'excellentissime Mud et plus
récemment dans Dallas Buyers Club, crève littéralement le petit écran. "Et
alors ?" Me direz vous. Et alors malgré une très bonne interprétation de
Martin Hart, Harrelson fera tout juste office de second couteau à coté du
sans-faute de McCaunoghey. Mais encore une fois ça reste du gros chipotage.
Mais
soyons claire, la qualité d'une série ne se détermine pas uniquement qu' à la
qualité de ses acteurs, aussi bonne soit-elle. Les polars du pays des
Bisounours ayant contractés la maladie du "sitcomdérique" (les fameux
"Experts" Miami, Las Vegas, et autre Gif-sur-Yvette...) dont on nous
gave depuis une trouzaine d'années, avaient fini par me persuader que série
télé et force de l'ordre ne font pas forcément bon ménage. Que nenni. True
Detective nous embarque dans une Louisiane des années 90, dont les cicatrices
des précédents ouragans ne se sont pas encore refermées (se sont-elles un jour
refermées?). Pas besoin d'aller chercher les bas fond d'un Chicago ou d'un New
York lorsque le Bayou tout entier est un bas fond à lui tout seul. Pesant,
angoissant, violent, sont les maitres mots d'un polar réussi. Avec cette image
de la Louisiane que nous sert Nic Pizzolatto, le créateur de la série n'aurait
pu trouver meilleur décor.
Enfant
bâtard, né d'un Seven et d'un Shutter Island agrémenté de sauce cajun, True
Detective est une série que je conseille vivement à tout amateur de bon polar, comme
aux autres. Jouant avec brio avec les codes du roman policier, sans pour autant
plonger dans la caricature de l'inspecteur la picole, cette première saison
m'aura plus que convaincu bien que frustré n'ayant pas de rab l'année
prochaine.
Ayllu
Le trailer de la première saison de True Detective pour les plus curieux :
Trois bon acteurs. Trois jeunes acteurs. Et de la poésie.
Voilà ce qu'on peut retenir de ce film. Comédie de Benjamin Guedj qui ne nous éclabousse pas sous des tonnes de clichés du comique. On vire de temps en temps dans l'expérimentation, mais même si ça tombe parfois à plat, cela reste intéressant.
C'est une comédie mais c'est aussi un film un peu inclassable. Le sujet (un jeune homme qui n'a aucune ambition dans la vie et qui préfère la rêver que la vivre) nous raconte quelque chose sur notre société, sur la vision que les jeunes peuvent en avoir. Comment ne rien faire tout en gagnant de l'argent (ou pas)? Est-ce moral? Est-ce bien? Est-ce viable sur du long terme? Est-ce raisonnable? Que faire de sa vie? Comment la réussir? Ce sont toutes ces questions qui sont posées dans ce film, le tout sous une forme comique qui prend parfois des tons tristes voire tragiques.
Il y a plein de choses à retenir de ce film qui est finalement très poétique. Un monologue de Denis Podalydès, drôle et triste à la fois. Un monologue de Charlotte Le Bon presque digne d'un film culte avec une émotion énorme. Une scène de slip drôle et mémorable. Une scène de drague de fin très originale. Des histoires de journal intime.
Ajouté à cela un casting d'acteurs tous aussi bien les uns que les autres (Baptiste Lecaplain, Charlotte Le Bon et Félix Moati). Ils ont des genres différents et en même temps proches. Un bon cocktail de jeunes acteurs. Et Denis Podalydès qui ajoute ce qu'il faut de Comédie Française et d'humour.
Un film de super-héros? De Marvel? Encore un? Oui pas n'importe lequel, c'en est un bien.
Le premier de la série était plutôt réussi. Il était parvenu à éclipser la trilogie Spider-Man précédente en lui redonnant du peps. Ce qui n'était pas vraiment compliqué, le Spider-Man précédent (Tobey Maguire) était assez insipide donc pas très dur de relever le challenge pour Andrew Garfield. Ce nouveau Spider-Man/Peter Parker est plus expressif que celui joué par Maguire même si on voudrait qu'il joue encore plus sur la profondeur de son personnage. En effet dans cet opus, comme dans The Amazing Spider-Man 1, ce grand ado de Peter Parker reste tout de même très ado et n'est pas plus différent qu'un lycéen de n'importe quelle série américaine.
Malgré cela, ce deuxième film de la saga est à la hauteur du premier et nous entraîne dans l'univers des comics avec plaisir. Et en plus cette année, on a même le droit à deux méchants pour le prix d'un (même presque trois), de quoi tenir le spectateur en haleine jusqu'à la fin.
Un bon film. De très bons effets spéciaux (la 3D est presque pas mal). Ce qu'il faut d'humour et de drama. Une combinaison presque parfaite. On veut la suite.